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Chers habitants de l’UP de la vallée de l’Ourthe,

RETOUR SUR NOTRE CONSEIL D’UNITE PASTORALE VECU LE 19 OCTOBRE 2019 EN L’EGLISE DE ESNEUX.

            Ce samedi d’octobre, nous avons « fait Eglise ». Nous nous sommes rassemblés de tous les coins de notre Unité Pastorale. Je vous ai partagé le bilan de ma première année parmi vous.
            Nous avons partagé nos approches de la célébration dominicale. Chaque groupe de 6 personnes retenait 3 mots pour exprimer l’importance de l’eucharistie.
« Rencontre »    - « nourriture »     - « ancrage dans la vie quotidienne »
Rencontre rime avec rassemblement, communauté, et même communion
Nourriture rime avec la Parole partagée, qui nourrit, ressourcement, Pain partagé, échanges.
Ancrage dans la vie quotidienne rime avec nécessité d’un nouveau langage, accessible, compris, chants plus dynamiques, lien avec l’actualité, comment intervenir dans le monde ?
            Je vous ai partagé les résultats d’un audit que nous avons réalisé en équipe pastorale. En regardant attentivement chacune de nos anciennes paroisses, nous avons constaté un même mouvement.
           

notre église doit être portée par toutes et tousNos paroisses, elles ont connu un « âge d’or », une époque où elles se suffisaient à elles-mêmes, elles avaient chacune un curé à demeure, une catéchèse qui marchait, des pratiquants en suffisance, qui une école libre, des mouvements de jeunesse. Les écoles préparaient à la première communion et les jeunes des mouvements venaient à la messe après les réunions. Il y avait une synergie entre paroisse, école et mouvements.
            Vers les années 70, il s’est passé un curieux phénomène : les adolescents ont cessé de fréquenter les églises et leurs parents leur ont emboîté le pas. Les familles ont quitté la pratique dominicale et il est resté les aînés. Il nous a semblé que ce scénario s’est produit un peu partout. Le lien avec les écoles a bien changé. Et les mouvements de jeunesse, là où ils existent, déploient leur activité sans lien avec la paroisse.

Si bien qu’il n’y a plus d’effet d’entrainement entre ces diverses réalités.

            Nos paroisses ont été regroupées en unité pastorale. Et on s’est efforcé de maintenir une célébration dans chaque église. Quand je suis arrivé ici, il y a un an, j’ai trouvé une telle organisation. On avait bien réparti 2 messes par mois par église. Et quand il y avait un 5° dimanche, on se rassemblait en un endroit. Cette organisation prévoyait 2 messes à 9h30 et nécessitait donc 2 prêtres. A cela s’ajoutait les catétous, des messes plus missionnaires, plus ouvertes, intergénérationnelles. Et les 2 grandes fêtes. Là, on renoue avec les familles.

            Cette répartition des messes repose sur les célébrants. Puisque Jean-Serge nous quitte, sachant que Nicolas doit se remettre de son opération et que Charles éprouve des difficultés à se déplacer, il nous a semblé inévitable de s’adapter à ces changements.
L’équipe pastorale vous fait une proposition, en tenant compte également que je dois parfois m’absenter pour animer un WE fiancés, ou pour participer à une catéchèse.
Nous proposons une messe par mois dans chaque lieu.
Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de messes qu’il ne peut pas y avoir un rassemblement de chrétiens mais il faut pour cela des animateurs. On peut en reparler.
            carte de l'Unité pastoraleLa parole a circulé dans l’église d’Esneux. Chacun a pu s’exprimer. On se sentait très concerné. On est sorti grandi de cet échange. C’était bon de pouvoir s’écouter les uns les autres. Ce questionnement nous conduit plus loin. Qu’est-ce-que « être Eglise » ? Croire, vivre, célébrer disait-on. Comment aménager ces 3 composantes de notre identité chrétienne ? Nous n’avons pas fini. Continuons à cheminer avec tous ceux qui se sentent concernés par le Christ et son appel aujourd’hui.
La proposition de l’équipe pastorale sera adoptée pendant 2 mois, jusqu’à fin décembre puis on avisera selon les observations et les nouvelles donnes.

Merci à chacun pour sa belle implication à ce temps de communauté.
Au plaisir de vous revoir.

Abbé Pascal Lecocq.