Vivre Noël après Noël

Noël, très souvent, est associée aux cadeaux qui symbolisent la dimension matérielle de cette fête de la Nativité de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui vient naître parmi nous.  Si cet aspect du partage ou de dons diversifiés en nature est appréciable, il est toutefois nécessaire de bien signifier que le cadeau par excellence de Noël est l’Enfant Jésus lui-même qui est venu s’offrir comme « pain livré » pour toute l’humanité.

De par sa naissance à Bethlehem, c’est-à-dire la maison du pain, Dieu a voulu déjà signifier, de par cet indice, la mission formelle de Jésus qui est Amour et qui vient comme cadeau pour l’humanité et dont la vie est à imiter : il se fait eucharistie, il est parmi ses frères et ses sœurs en humanité celui qui sert, qui partage, qui prend patience, qui ne jalouse pas, qui guérit et ne se réjouit pas de l’injustice, qui supporte tout, espère tout… (1Cor 13, 4-6).
Autant de services que Jésus a su rendre et notamment pendant son ministère public.

Nous sommes donc invités à poursuivre les différentes actions ou services que réalisa Jésus et qui sont des vrais cadeaux à offrir aux personnes de différentes couches sociales et convictions religieuses.

Il s’agit alors de continuer de vivre le temps de Noël après la célébration de Noël à travers les actions de bienfaisance ou de témoignage de vie qui rendent ainsi Noël présent au quotidien ; Noël dans la perspective des dons à offrir ou partage solidaire notamment avec les plus nécessiteux d’une part ; Noël comme signe permanent de la présence de Jésus Christ parmi nous d’autre part.

Au total, continuer à vivre Noël après Noël consiste à s’efforcer de perpétuer la mission terrestre de Jésus qui va s’achever d’une autre façon sur la croix.  Toutefois, avant d’arriver à ce processus de la croix qui est marqué précisément par la mort et la résurrection du Christ Jésus, nous devons d’abord nous y préparer avec l’entrée en carême qui est signifiée par le rite liturgique des cendres du 18 février 2026.

Nous pouvons finalement dire, dans l’optique de la ligne de pensée de sainte Thérèse de Lisieux, que vivre Noël c’est passer toute notre vie à faire du bien.

Votre Curé,
Bruno Missipo.

Dans l’attente d’Emmanuel
qui vient nous sauver

Le temps de l’Avent nous situe dans la perspective de l’attente, mais aussi dans la logique de l’Espérance et de la joie de la venue du Sauveur qui naît à Bethlehem.

Plus qu’une tradition qui se perpétue, ce temps nous invite à ouvrir notre cœur pour accueillir la lumière de celui qui vient parmi nous, à vivre dans la persévérance au-delà des nombreuses difficultés qui peuvent être les nôtres au quotidien.  En tout, nous devons être des hommes et des femmes qui savent être patients dans l’optique de notre conversion ainsi que celle des autres.  Et pour y parvenir, nous devons avoir la crainte de Dieu.

Davantage, et de façon plus concrète, nous sommes invités à vivre au rythme des 4 bougies (rouges) de l’Avent, lesquelles font partie de l’ensemble de la couronne des 7 bougies préparant la Nativité et son prolongement.  Revisitons les valeurs de ces 4 bougies.

Le premier dimanche de l’Avent porte la valeur de l’Espérance d’un monde nouveau invitant au pardon et à la réconciliation.

Le deuxième dimanche nous éclaire sur les valeurs de l’Amour et de la foi en Dieu à l’exemple de la foi du Patriarche Abraham.  Aimer à l’image de Dieu qui est amour.

Le troisième dimanche porte la marque de la Joie de se sentir tout proche pour accueillir celui qui vient, l’Emmanuel. Le quatrième dimanche de l’Avent nous ouvre au don de la Paix.  Oui, le Prince de la Paix vient au-devant de nous pour faire en sorte que Justice et Paix s’embrassent.

À Noël la 5ème bougie, toute blanche, comme celles des deux autres dimanches qui suivront, est la marque de la splendeur éternelle d’un monde nouveau : le Fils de Dieu vient renouveler la face de la Terre.  

Que ce temps de l’Avent puisse nous aider à vivre en solidarité et de façon agissante, avec ceux et celles qui vivent dans une certaine fragilité avérée.  Comme par le passé, nous aurons à cœur de constituer nos dons et/ou paquets de différentes natures au profit des enfants, des familles (en précarité) et des prisonniers qui pourront avoir un sourire grâce à notre geste d’humanité appréciable.  Nous pouvons déposer nos colis ou dons tous les jours, jusqu’à Noël, à la crypte de l’église d’Esneux ou au secrétariat du presbytère.  Possibilité d’apporter aussi nos paquets/dons le samedi soir ou le dimanche aux lieux des célébrations eucharistiques.

Enfin et pour notre agenda, le premier dimanche de janvier 2026 sera la fête de l’Epiphanie du Seigneur. On aura une célébration unique d’action de grâce en Unité Pastorale.  Il s’agira, au cours de la messe, de rendre grâce à Dieu pour le don de vie dont il nous gratifie, de lui demander de bénir nos familles nucléaires et ecclésiales présentes et les membres absents, de lui présenter nos différentes activités pastorales à venir.  Vivre un temps de liturgie spéciale de clôture de l’année du jubilé de l’Espérance de 2025.
Suivra alors, à la fin de cette célébration eucharistique aux multiples motifs, le temps de la convivialité autour du verre d’amitié ecclésiale.

En tout et pour tout, que Dieu soit Loué.

Votre Curé Bruno Missipo
28-11-2025





.

Traversés par la joie de l’Espérance

En cette année du jubilé, grande est notre joie de vivre des évènements qui marquent notre manière de célébrer l’Année Sainte 2025.

Après le passage de notre Unité Pastorale à Banneux, le 10 mai 2025, dans le cadre du pèlerinage de l’Année Sainte, nous avons eu la joie d’accueillir notre évêque, Monseigneur Jean-Pierre Delville, venu le dimanche 19 octobre 2025 en l’église d’Esneux, conférer le sacrement de la Confirmation à 7 ados qui ont bien voulu confirmer ou renouveler leur foi baptismale.  Sarah, Victor, Jana, Clémentine, Hugo, Chloé et Stève ont promis de transmettre le message de Jésus-Christ à toutes les personnes qu’ils croiseront sur leur route avec l’aide de Dieu.  
Une autre joie légitime nous traverse aussi de par le fait que nous avons bien préparé les structures pastorales qui ont facilité la mutation, voulue par l’évêché, de la paroisse de Chanxhe qui a rejoint depuis septembre 2025, l’Unité Pastorale Ekklésia (Aywaille-Sprimont).

C’est aussi de façon joyeuse que nous souhaitons mettre en œuvre, à travers l’Équipe Pastorale et le Conseil d’Unité Pastorale, les données du ‘tétragramme’ ou les quatre lettres de l’expression anglaise « KISS » (Keep, Improve, Start et Stop).  Les données de cette expression constituent un des points forts du contenu de la feuille de route dévoilée par notre évêque dans sa communication, lors de l’ouverture de l’année pastorale 2025-2026 le 16 septembre dernier.  Il sera en effet question pour nous, à la suite de la communication de l’évêque, d’interpeller les différents groupes/équipes et structures d’apostolat pour qu’ils puissent mettre en œuvre les données ou éléments constitutifs du « KISS ».  

Que devons-nous garder ou continuer à faire comme acquis (Keep) dans le champ pastoral et/ou liturgique ?
Dans quel domaine des améliorations sont nécessaires (Improve) ?  Dans le contexte de l’esprit d’initiative, quelles sont les innovations que l’on peut proposer ?
Il s’agit de commencer quelque chose de nouveau (Start).
Et enfin, quelle pratique, façon de faire, action…nous paraît obsolète et dont il faille ne plus en faire usage c’est-à-dire arrêter la pratique (Stop) ?
Il est en somme question d’une mise à jour, ou aggiornamento de la pratique pastorale et liturgique dans leur variante.

En perspective comment nous préparer, dans la joie et avec joie, à l’avènement de la naissance du divin Messie ?  Le mois de novembre nous donne déjà l’occasion de nous y préparer à travers les fêtes de Tous les Saints et la Commémoration des défunts.  Ces deux fêtes sont en effet la marque, somme toute, de la joie pour les croyants, mieux pour tous ceux qui en Dieu.
C’est bien ce Dieu Père de bonté qui nous procure l’espérance de la résurrection bienheureuse et dont sont bénéficiaires nos défunts.  La joie de la résurrection se mêle à la joie de la célébration de nos saints qui, bien que morts, mènent déjà une vie béatifique auprès de Dieu.
Notre Catétous de fin novembre nous invitera à nous ouvrir aux autres pour laisser ainsi place à l’Emmanuel qui vient, dans notre cœur, pour y faire sa demeure.  Cet enfant sauveur qui est attendu est déjà parmi nous à travers les pauvres de yahweh.  Cette expression biblique, nous l’actualisons, peut désigner les blessés de la vie, les rejetés de la société.

Cela étant, la joie pour nous consistera aussi à préparer nos dons, entre autres pendant le temps de l’Avent, dans les différentes paroisses de notre UP, en vue de les partager avec les différentes fragilités et les nécessiteux.  Tous ensemble, essayons de garder cette joie de l’Espérance en tout temps et en tout lieu.  Entretenons-la pour qu’elle ne s’étiole pas comme une lampe cachée sous le boisseau.

Votre Curé, Bruno Missipo
24-10-2025