Vivre le carême en harmonie avec nos trois options pastorales

Carême 2026

Pour tracer les sillons de notre propos introductif, suivons cette préoccupation de Saint-Paul signifiée aux Romains : « Comment invoquer le Seigneur sans d’abord croire en lui ?  Et comment croire sans d’abord l’entendre ?  Et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ?  Et comment proclamer sans être d’abord envoyé ? ». Rm 30 : 14-15a.

À défaut de parler d’une lettre de mission, on pourrait tout au moins relever et souligner les éléments saillants de ce processus de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Salut, dont les exigences du carême font partie intégrante.  Précisément, les trois piliers du carême et les trois options ou orientations de nos actions en Unité Pastorale s’entremêlent tant et si bien que vivre le carême n’est pas un supplément d’efforts qui nous est demandé mais une juste continuité des actions chrétiennes ou apostoliques à vivre ou à réaliser.

Comment l’invitation à Prier, jeûner et partager/aumône peut-elle trouver son expression d’action dans les éléments de nos trois options pastorales ?

Après avoir indiqué ces trois options (ou priorités, ou encore orientations) pastorales de notre Unité Pastorale, nous passerons aux données d’actions illustratives avec des points de référence biblique et notamment Rm 10, 14 sv.

L’expression de la foi et de la formation, l’Église en sortie, l’attention aux différentes fragilités sont là les trois options majeures qui alimentent notre action pastorale.

Dans le contexte de l’expression de la foi, il s’agit de la mise en pratique de l’Évangile par des actes.

On ne peut vivre cette Annonce de la Parole que si on la connaît et, donc, si on est formé.  Les différentes catéchèses, les offices divins, les célébrations eucharistiques, les exercices de piété tels que le chapelet, le temps d’adoration, le chemin de croix font partie de l’expression de la foi qui implique aussi la dimension sociale des actions des chrétiens.  On devrait alors signaler leur présence permanente ou participation momentanée dans les différentes structures sociales d’inspiration chrétienne et/ou dans les associations humanitaires ou caritatives.  La dimension culturelle n’est pas du reste avec l’implication de quelques chrétiens dans l’organisation des carnavals dans des structures aussi bien laïques qu’ecclésiales. Nous pouvons donc bien nous rendre compte de ce que cette Annonce de la Bonne Nouvelle, sous ses différentes formes, touche aussi bien le domaine de l’Église en sortie que le domaine qui invite à plus d’attention aux différentes fragilités.

Revenons, pour terminer, sur ce magnifique passage de Saint-Paul tiré de sa lettre aux Romains (10 : 14-15a), qui constitue un point d’actualité au sein de notre Unité Pastorale.

Pour croire au Christ, il faut d’abord le connaître.  Marjorie, catéchumène, est consciente qu’elle ne connaît pas le Christ et elle en a fait la demande.  Elle a accepté le cheminement ou parcours de la catéchèse d’Initiation Chrétienne.  Pendant ce temps de catéchuménat ou moment de la transmission de la foi en vue de la réception du baptême, la confirmation et la communion la nuit du samedi saint/vigile pascale, elle sera invitée entre autres à observer les commandements de Dieu, à garder la proximité avec le Christ et à s’ouvrir aux autres frères en humanité.  Telle est la dimension sociale de la foi à l’image de l’agir du Bon samaritain (Lc 30 : 33-34) qui, dans le contexte du partage, sut donner de son temps pour venir en aide à un blessé abandonné, en lui offrant les premiers soins et en assurant sa prise en charge médicale.  Voilà l’image du serviteur inutile (voir aussi Lc 17 : 7-10) qui nous enseigne la leçon du partage, d’amour fraternel désintéressé, d’humilité dans le service qui est déjà une autre forme d’Annonce de l’Evangile et de vivre le carême en solidarité avec Haïti.
Baptisés, allons proclamer Celui en qui nous croyons et vivons comme Il a vécu c’est-à-dire dans la charité qui se veut aussi inventive.

Bruno Missipo
Votre Curé.

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