Traversés par la joie de l’Espérance

En cette année du jubilé, grande est notre joie de vivre des évènements qui marquent notre manière de célébrer l’Année Sainte 2025.

Après le passage de notre Unité Pastorale à Banneux, le 10 mai 2025, dans le cadre du pèlerinage de l’Année Sainte, nous avons eu la joie d’accueillir notre évêque, Monseigneur Jean-Pierre Delville, venu le dimanche 19 octobre 2025 en l’église d’Esneux, conférer le sacrement de la Confirmation à 7 ados qui ont bien voulu confirmer ou renouveler leur foi baptismale.  Sarah, Victor, Jana, Clémentine, Hugo, Chloé et Stève ont promis de transmettre le message de Jésus-Christ à toutes les personnes qu’ils croiseront sur leur route avec l’aide de Dieu.  
Une autre joie légitime nous traverse aussi de par le fait que nous avons bien préparé les structures pastorales qui ont facilité la mutation, voulue par l’évêché, de la paroisse de Chanxhe qui a rejoint depuis septembre 2025, l’Unité Pastorale Ekklésia (Aywaille-Sprimont).

C’est aussi de façon joyeuse que nous souhaitons mettre en œuvre, à travers l’Équipe Pastorale et le Conseil d’Unité Pastorale, les données du ‘tétragramme’ ou les quatre lettres de l’expression anglaise « KISS » (Keep, Improve, Start et Stop).  Les données de cette expression constituent un des points forts du contenu de la feuille de route dévoilée par notre évêque dans sa communication, lors de l’ouverture de l’année pastorale 2025-2026 le 16 septembre dernier.  Il sera en effet question pour nous, à la suite de la communication de l’évêque, d’interpeller les différents groupes/équipes et structures d’apostolat pour qu’ils puissent mettre en œuvre les données ou éléments constitutifs du « KISS ».  

Que devons-nous garder ou continuer à faire comme acquis (Keep) dans le champ pastoral et/ou liturgique ?
Dans quel domaine des améliorations sont nécessaires (Improve) ?  Dans le contexte de l’esprit d’initiative, quelles sont les innovations que l’on peut proposer ?
Il s’agit de commencer quelque chose de nouveau (Start).
Et enfin, quelle pratique, façon de faire, action…nous paraît obsolète et dont il faille ne plus en faire usage c’est-à-dire arrêter la pratique (Stop) ?
Il est en somme question d’une mise à jour, ou aggiornamento de la pratique pastorale et liturgique dans leur variante.

En perspective comment nous préparer, dans la joie et avec joie, à l’avènement de la naissance du divin Messie ?  Le mois de novembre nous donne déjà l’occasion de nous y préparer à travers les fêtes de Tous les Saints et la Commémoration des défunts.  Ces deux fêtes sont en effet la marque, somme toute, de la joie pour les croyants, mieux pour tous ceux qui en Dieu.
C’est bien ce Dieu Père de bonté qui nous procure l’espérance de la résurrection bienheureuse et dont sont bénéficiaires nos défunts.  La joie de la résurrection se mêle à la joie de la célébration de nos saints qui, bien que morts, mènent déjà une vie béatifique auprès de Dieu.
Notre Catétous de fin novembre nous invitera à nous ouvrir aux autres pour laisser ainsi place à l’Emmanuel qui vient, dans notre cœur, pour y faire sa demeure.  Cet enfant sauveur qui est attendu est déjà parmi nous à travers les pauvres de yahweh.  Cette expression biblique, nous l’actualisons, peut désigner les blessés de la vie, les rejetés de la société.

Cela étant, la joie pour nous consistera aussi à préparer nos dons, entre autres pendant le temps de l’Avent, dans les différentes paroisses de notre UP, en vue de les partager avec les différentes fragilités et les nécessiteux.  Tous ensemble, essayons de garder cette joie de l’Espérance en tout temps et en tout lieu.  Entretenons-la pour qu’elle ne s’étiole pas comme une lampe cachée sous le boisseau.

Votre Curé, Bruno Missipo
24-10-2025

Le temps d’une pause…

Venez à moi …je vous procurerai le repos (Mt 11, 28).

Jésus s’adresse ainsi aux siens qui ont, entre autres, connu de durs labeurs nécessitant alors un temps de repos. Nous pouvons faire nôtre ce moment de pause, non pas pour signifier que c’est un moment où l’on cesse de prier ou de participer à la célébration eucharistique par exemple. Il s’agit plutôt, et comme indices, pour les uns et les autres, de réduire le volume de leurs activités pastorales, de changer le milieu habituel de vie, de s’offrir un temps de pèlerinage, de s’adonner à quelques lectures à portée spirituelle, de se rendre disponible pour des services ponctuels de bénévolat, etc.

Au total, on aura compris que la pause qui nous est nécessaire consiste à s’alléger de ses occupations habituelles tout en ayant le regard toujours tourné vers Jésus qui seul peut nous procurer le repos véritable. Avant ce repos, notre Unité Pastorale aura connu bien des activités menées à différents niveaux et par des fidèles du Christ de diverses structures ecclésiales.

Nous avons mené une catéchèse bien diversifiée et à différents niveaux. Dans ses trois phases, la catéchèse intergénérationnelle ou Catétous a permis aux parents et enfants de mieux vivre des données de la foi et avec la mise en pratique du sens du partage/les dons offerts pour le compte de Sant’ Egidio. Cette année pastorale (Sept 2024-juillet 2025) qui s’achève a connu, en plus des baptêmes habituels des petits enfants, une augmentation significative du baptême des Ados. Au cours de la messe des communions et de Profession de foi, les enfants ont fait preuve de générosité en apportant des dons au bénéfice de quelques familles qui vivent dans la précarité. Ce sens du partage à poursuivre est déjà manifeste pendant les grands moments forts de la liturgie ecclésiale et notamment le temps de l’Avent et du Carême.

A la faveur de la célébration de l’Année Sainte, notre Unité Pastorale a effectué son Pèlerinage à Banneux en la date du 10 mai. Plus d’une vingtaine de chrétiens furent présents avec un programme spirituel bien structuré. Accueil sur le site par Fabian (membre du personnel) qui a dirigé la première partie de notre pèlerinage. Procession vers la source rythmée par les chants et la prière, la suite de la marche vers la porte sainte et cérémonie spirituelle de circonstance. La deuxième phase fut celle de l’entretien/l’enseignement sur l’Année Sainte suivi du repas partagé ou mis en commun. L’après-midi a connu d’autres temps forts : projection du film sur les apparitions de la Sainte Vierge Marie, célébration du sacrement de réconciliation, temps d’adoration et la messe clôturant notre journée de pèlerinage.

Deux de nos paroisses sont restées des années sans célébration de l’eucharistie pour des raisons diverses. Toutefois, la reprise fut finalement faite. Toute l’Unité Pastorale s’est retrouvée le dimanche 30 mars pour la messe à Oneux.

Le dimanche 22 juin à Chanxhe, ce fut la fête de l’Unité Pastorale avec la messe du Saint Sacrement suivie de la procession. Par la suite ce fut le moment des Agapes dans la grande salle de l’école de Chanxhe. La fête en l’église de Chanxhe pourra continuer le dimanche 27 juillet avec le baptême d’un enfant qui marquera la fin de nos activités liturgiques et ce donc avant la mutation en perspective de cette paroisse en septembre.

L’esprit d’accueil, sinon de synodalité, sera aussi manifeste le dimanche 20 juillet quand notre église d’Esneux accueillera, au cours de la messe de 11h, des hôtes venus d’ailleurs et qui sont en jumelage avec la commune de notre ville.

En somme, et malgré la situation de l’église et du presbytère de Hony qui nécessite profonde réflexion et travail en toute bonne concertation avec les différentes parties concernées, nous pouvons exprimer un satisfecit qui est tout à l’honneur des différents acteurs pastoraux de notre Unité Pastorale. Chacun a bien droit et/ou mérite de prendre une pause.

Votre Curé
Bruno Missipo.

Le carême dans la mouvance du jubilé de l’Espérance de l’an 2025

Vivre le carême, c’est se situer dans la perspective de l’Espérance. L’Espérance d’un jour nouveau, d’un monde meilleur après les péripéties, mieux les vicissitudes liées à la vie chrétienne voire simplement la vie humaine en société.

De façon spécifique, nous allons vivre l’année jubilaire 2025 au sein de notre Unité Pastorale à travers quatre grands moments. Le Catétous du 16 mars axé précisément sur le thème de l’Espérance. On aura ensuite deux célébrations dans nos deux paroisses qui n’ont pas le « privilège » d’accueillir des célébrations dominicales ou du week-end. Cela dit, Le dimanche 30 mars, on aura la célébration, en différé, de la fête de saint Joseph qui est le saint patron de l’église d’Oneux. Le dimanche 22 juin, ce sera la célébration de la fête du saint sacrement en l’église de Chanxhe avec la procession du saint qui fera le tour du village. Ces deux célébrations concernent tous les fidèles de notre UP et, de ce fait, il n’y aura qu’une seule messe ces dimanches en ces lieux. Notre fête d’action de grâce, messe et agapes, pourrait se passer précisément à Chanxhe ce dimanche 22 juin. La marque de l’Unité se déploie aussi à travers le « décentrement » des activités pastorales et liturgiques. Le quatrième grand moment de la célébration du jubilé dans notre Unité Pastorale est l’organisation du pèlerinage qui est prévu pour le samedi 10 mai au sanctuaire de Banneux. La préparation de ce pèlerinage est amorcée, et vous serez bientôt informés du programme et des modalités pratiques.

Pendant ce temps de carême, nous sommes invités à nous retirer pendant 40 jours, comme Jésus, dans le ‘désert de nos silences’ afin de vivre ce moment de grâce qu’est le jubilé, dans une attitude de changement.

Ce temps de préparation est en effet le temps de changement, c’est-à-dire de révision de notre vie, une métanoia qui nous permet de changer nos mauvaises habitudes et de direction, de manière à pouvoir vivre comme le Christ : Oui Seigneur, tu es là au cœur de nos vies, et c’est toi qui nous fais vivre.

Précisément, dès l’entrée en carême, il nous est demandé de quitter nos vieilles tuniques. Des penchants mauvais, il est question de s’en défaire, par exemple, à travers des biens qui nous rendent esclaves de l’avoir, de la possession.
La promotion du partage est un des piliers du temps de carême. De cet esprit de détachement mis à l’œuvre par un cœur pauvre (qui relativise les richesses ou biens matériels) mais riche en amour et en partage, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir pu donner du sourire à certains nécessiteux. Redonner sens à notre vie et à celle des autres, est le fruit de la volonté du changement qui signifie que nous sommes capables de rendre compte de l’espérance qui nous habite à travers les paroles et les actes. La purification de notre regard vis-à-vis de l’autre est aussi le fruit de notre ‘séjour de discernement au désert’. Ce désert, dans le sens de la métaphore, est à comprendre comme les lieux de notre vie aux différentes facettes et activités qui nécessitent des efforts positifs, de l’ascèse, de la privation au bénéfice de l’autre.

Finalement, prières et actions vont ensemble dans l’optique de nos « déserts ». Du lieu de notre désert, et avec le Christ, nous pouvons déjà nous mettre en route sur le chemin de la Pâques, nourris par notre espérance. Cette Résurrection viendra couronner l’effort de nos durs mais joyeux labeurs car Dieu aime celui qui donne avec joie (2 cor 9, 7).  Si nous souffrons avec lui, avec lui nous ressusciterons et vivrons. (2 Tm 2, 11).

Telle est notre Espérance. 

Bruno Missipo, votre curé.