Action de grâce

Parvenus à la fin de cette année pastorale, nous ne pouvons que rendre grâce au Seigneur pour ce qu’il nous a donné de réaliser en Unité Pastorale. Il s’agit, en parlant de réalisations, d’apprécier l’ensemble des œuvres ou activités liées à l’Annonce de la Bonne nouvelle et dont les fidèles, sinon l’ensemble des acteurs pastoraux, ont pu ou su faire valoir au sein de nos différentes structures ecclésiales.

Nos équipes de catéchèse ont su être toujours là pour donner aux enfants les éléments nécessaires d’initiation à la foi chrétienne.
Les animateurs, les choristes et les organistes ont su nous aider à mieux prier et à participer activement aux célébrations eucharistiques.
Annoncer la Bonne nouvelle passe aussi par les moyens de communication en Eglise. Ainsi, nous ne saurions manquer d’apprécier à leur juste valeur nos structures d’informations et de communication qui sont les vitrines ou
« boîte d’écho » de la vie et activités de notre UP.
Dieu se fait aussi connaitre à travers des petites rencontres à l’instar de celle bimensuelle de Partage de la Parole en l’église de Comblain-au-Pont.

Nos églises ont, justement, besoin d’être bien entretenues. C’est en ce sens que l’on peut comprendre le rôle ou l’importance des Fabriques d’église qui gagneraient à être mieux connues. C’est pourquoi en lieu et place de l’éditorial du Petit Fil de l’Ourthe de septembre-octobre prochain, Monsieur Philippe Lamalle fera un « billet » ou court écrit sur les Fabriques d’église afin de mieux nous éclairer et d’inviter des volontaires à ne pas hésiter de s’engager au service de l’église à travers cette structure sus évoquée.

L’aide aux différentes fragilités ou Caritas est une des marques de nos priorités pastorales et la concrétisation de notre sollicitude pastorale ou appui passe par le canal de l’équipe Saint Vincent de Paul et aussi par la Communauté Sant’ Egidio.

Dans l’optique du lien d’apostolat avec nos écoles catholiques, il y a lieu de signaler la présence sacerdotale, programmée, en lien avec les activités spirituelles diversifiées qui y sont menées. C’est dans ce même esprit d’action spirituelle qu’aura lieu en début d’année scolaire, soit en septembre, la bénédiction des cartables dans chacune de nos quatre écoles catholiques de notre Unité Pastorale.

Soulignons pour terminer, dans le contexte des œuvres d’apostolat, l’apport de l’Equipe pastorale que l’on peut considérer comme la structure ecclésiale qui veille à la bonne marche de l’ensemble des activités et œuvres spirituelles au sein de notre UP (Unité Pastorale).
Pour bien mener sa mission de façon globale, l’Equipe pastorale entreprend le mouvement, entre autres, d’organiser ou programmer, d’exécuter et évaluer, d’ajuster, innover ou poursuivre les tâches pastorales qui sont les siennes et qui sont aussi, d’une manière ou l’autre, en interconnexion avec les activités des autres structures d’apostolat de l’UP.

En tout et pour toutes les œuvres/activités réalisées au sein de notre Unité pastorale, que Dieu en soit loué. Dans la même optique d’action de grâce, confions déjà notre nouvelle année pastorale (septembre 2026-Juin 2027) au Seigneur.

Le dimanche 27 septembre 2026 en l’église de Tilff, sera célébrée la messe de rentrée pastorale et catéchétique.
Ce sera l’occasion de bénir nos enfants inscrits aux différentes catéchèses de même que les fidèles et agents pastoraux qui sont des missionnaires de la Bonne nouvelle aussi bien à l’intérieur qu’au dehors des murs de nos églises.

D’ici là, je vous souhaite de bons moments de pause estivale.

Bruno Missipo
Votre Curé.

Vivre à la suite du Christ ressuscité

Par ce temps pascal, nous vivons au rythme de la joie avec le Christ qui a vaincu la mort. Désormais celle-ci n’est plus à voir comme une fatalité, mais comme un passage qui nous ouvre à la vie éternelle. Pour autant, et à partir de cette perspective du Salut, nous devons bien nous rendre compte de ce que le Christ qui a anéanti la mort n’a pas supprimé la souffrance humaine. C’est donc dire et reconnaître que la vie nouvelle, à la suite du Christ ressuscité, garde toutes ses exigences de bon combat, à la suite des propos de saint Paul (1 T m 6 : 12 ; 2 Tm 4 : 7sv), pour la promotion de la dignité humaine, de la justice, la paix. Au total, cette approche de combattre la souffrance vise le bien-être spirituel et social de l’homme.

C’est dans ce sillage que l’on peut comprendre que la foi ne supprime pas la misère de l’homme. Vivant dans un monde de plus en plus sécularisé, l’expression de notre foi au Christ doit davantage se concrétiser par des actes qui parlent en faveur du lien entre le spirituel et le social, et où foi et œuvres vont de pair.

Autrement dit, les activités spirituelles ou apostoliques du chrétien, en église, ne devraient pas lui faire oublier la dimension sociale ou socio-caritative de sa mission.
Dès lors, on peut comprendre tout le sens de l’engagement ou implication pastorale des chrétiens de notre Unité ecclésiale de la Vallée de l’Ourthe. Bien des structures d’apostolat ont œuvré pendant le carême pour aider la communauté chrétienne à bien ou à mieux « vivre les 40 jours au désert. »

On peut penser, sans être exhaustif, à l’équipe liturgique, aux différentes catéchèses et Catétous, à l’accompagnement catéchétique de Marjorie qui a reçu les sacrements d’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie) au cours de la vigile pascale/samedi saint.

La campagne de carême d’Entraide et solidarité nous a permis de mieux sensibiliser la communauté chrétienne sur la nécessité du partage et de l’attention aux différentes fragilités humaines. Il faut dire, ou rappeler, que ce sens de la solidarité et de proximité vis-à-vis des « pauvres de Yahvé » est une des options fondamentales de nos priorités pastorales. Il appert donc que le spirituel et le social, mis ensemble, sont au service de la proclamation de la Bonne Nouvelle qui implique toutes les dimensions de la vie de l’homme.

Foi et œuvres sont deux colonnes reposant sur un même socle qui est le Royaume de Dieu à faire connaître à tous dans le monde entier. Nous nous situons ainsi dans la perspective et la continuité de la mission de Jésus qui, citant le prophète Esaïe (61, 1-2) et sous la plume de saint Luc (4 : 18-19), disait être venu pour guérir, libérer, apporter espoir et liberté aux pauvres et aux opprimés.
Vivre à la suite du Christ ressuscité c’est finalement réaffirmer que la foi ne saurait séparer le spirituel du social. Toute action sociale du chrétien devrait être l’expression de sa foi significative et agissante.

Votre Curé, Bruno Missipo

Vivre le carême en harmonie avec nos trois options pastorales

Carême 2026

Pour tracer les sillons de notre propos introductif, suivons cette préoccupation de Saint-Paul signifiée aux Romains : « Comment invoquer le Seigneur sans d’abord croire en lui ?  Et comment croire sans d’abord l’entendre ?  Et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ?  Et comment proclamer sans être d’abord envoyé ? ». Rm 30 : 14-15a.

À défaut de parler d’une lettre de mission, on pourrait tout au moins relever et souligner les éléments saillants de ce processus de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Salut, dont les exigences du carême font partie intégrante.  Précisément, les trois piliers du carême et les trois options ou orientations de nos actions en Unité Pastorale s’entremêlent tant et si bien que vivre le carême n’est pas un supplément d’efforts qui nous est demandé mais une juste continuité des actions chrétiennes ou apostoliques à vivre ou à réaliser.

Comment l’invitation à Prier, jeûner et partager/aumône peut-elle trouver son expression d’action dans les éléments de nos trois options pastorales ?

Après avoir indiqué ces trois options (ou priorités, ou encore orientations) pastorales de notre Unité Pastorale, nous passerons aux données d’actions illustratives avec des points de référence biblique et notamment Rm 10, 14 sv.

L’expression de la foi et de la formation, l’Église en sortie, l’attention aux différentes fragilités sont là les trois options majeures qui alimentent notre action pastorale.

Dans le contexte de l’expression de la foi, il s’agit de la mise en pratique de l’Évangile par des actes.

On ne peut vivre cette Annonce de la Parole que si on la connaît et, donc, si on est formé.  Les différentes catéchèses, les offices divins, les célébrations eucharistiques, les exercices de piété tels que le chapelet, le temps d’adoration, le chemin de croix font partie de l’expression de la foi qui implique aussi la dimension sociale des actions des chrétiens.  On devrait alors signaler leur présence permanente ou participation momentanée dans les différentes structures sociales d’inspiration chrétienne et/ou dans les associations humanitaires ou caritatives.  La dimension culturelle n’est pas du reste avec l’implication de quelques chrétiens dans l’organisation des carnavals dans des structures aussi bien laïques qu’ecclésiales. Nous pouvons donc bien nous rendre compte de ce que cette Annonce de la Bonne Nouvelle, sous ses différentes formes, touche aussi bien le domaine de l’Église en sortie que le domaine qui invite à plus d’attention aux différentes fragilités.

Revenons, pour terminer, sur ce magnifique passage de Saint-Paul tiré de sa lettre aux Romains (10 : 14-15a), qui constitue un point d’actualité au sein de notre Unité Pastorale.

Pour croire au Christ, il faut d’abord le connaître.  Marjorie, catéchumène, est consciente qu’elle ne connaît pas le Christ et elle en a fait la demande.  Elle a accepté le cheminement ou parcours de la catéchèse d’Initiation Chrétienne.  Pendant ce temps de catéchuménat ou moment de la transmission de la foi en vue de la réception du baptême, la confirmation et la communion la nuit du samedi saint/vigile pascale, elle sera invitée entre autres à observer les commandements de Dieu, à garder la proximité avec le Christ et à s’ouvrir aux autres frères en humanité.  Telle est la dimension sociale de la foi à l’image de l’agir du Bon samaritain (Lc 30 : 33-34) qui, dans le contexte du partage, sut donner de son temps pour venir en aide à un blessé abandonné, en lui offrant les premiers soins et en assurant sa prise en charge médicale.  Voilà l’image du serviteur inutile (voir aussi Lc 17 : 7-10) qui nous enseigne la leçon du partage, d’amour fraternel désintéressé, d’humilité dans le service qui est déjà une autre forme d’Annonce de l’Evangile et de vivre le carême en solidarité avec Haïti.
Baptisés, allons proclamer Celui en qui nous croyons et vivons comme Il a vécu c’est-à-dire dans la charité qui se veut aussi inventive.

Bruno Missipo
Votre Curé.